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Tête de Bouddha en bronze. Siam, Ayutthaya, 16ème. Le visage est serein et esquisse un léger sourire. Les lobes des oreilles sont allongés. Les paupières sont mi-closes signe d’introspection. Les yeux rehaussés de nacre accordent une grande intensité au regard de l’Eveillé. Le sourire est délicat. La chevelure est traitée en pointes fines. Les sourcils se rejoignent en formant une vague au-dessus d’un nez à l’arrête très fine. Belle patine brune.
Ce Bouddha en bronze est figuré assis. Laos, 16ème. Il porte une simple robe monastique, sanghati, drapée sur son épaule gauche et qui laisse son épaule droite dénudée. Le costume monastique épouse étroitement le corps. Un long pan d’étoffe tombe au niveau de son nombril. Son visage et son corps présentent les caractéristiques traditionnelles bouddhiques. Elles sont des marques particulières (les 32 signes) que possède, d’après les textes sacrés, ce « Grand Homme ». Ici, on peut souligner, la chevelure bouclée, la protubérance crânienne, le corps à la rotondité d’un banian, les bras allongés, les genoux ronds comme des coquillages. Ses yeux en amande sont mi-clos, ses lobes d’oreilles sont particulièrement allongés, ses arcades sourcilières arquées, et enfin sa bouche esquisse un léger sourire. Son expression est emprunte de sérénité, de paix intérieure. Les trois plis de beauté sont présents à la base du cou. Tout est fait ici pour montrer le caractère de grand homme prédestiné à l’illumination du Bouddha. Sa chevelure est coiffée en petites boucles saillantes, concentriques, surmontée par une ushnisha (protubérance crânienne symbole de sagesse). Les doigts sont longs, fins, maniérés. Le port de tête, le maintien du bouddha sont touchants et gracieux. La couleur sombre renforce encore davantage la sacralité qui se dégage de la statue. Bouddha est assis en tailleur avec sa main droite effectuant la mudrâ de la prise à témoin de la terre bhumiparsa mudrâ. Sa main droite pointe vers le sol, tandis que la gauche repose sur ses jambes repliées en virasana, paume dirigée vers le ciel. Les plantes des pieds sont tournées vers le haut. Ce geste illustre l’Eveil de Bouddha et tient une place majeure dans l’imagerie sacrée du Sud Est asiatique. Il est le symbole de la victoire de l’Eveillé sur le démon de la mort Mâra. Le Prince des Désirs tenta d’interrompre la méditation de Bouddha en lui offrant des distractions terrestres. Mâra nia la réalité de l'éveil, en arguant l'absence de témoin. En réponse, Bouddha toucha la terre faisant appel à la nature pour témoigner de sa résolution. Ce geste passe pour le plus grand des miracles, le sommet de la vie du Bienheureux. Le geste magique, mystique de la prise à témoin de la terre symbolise la fermeté, la résolution et annonce l'imminence de l'Eveil. Très belle patine brune. Absence de la flamme sur le haut du crâne.
Cette tête massive de Bouddha en bois laqué et doré offre un visage souriant. Cambodge, 18ème. Les lobes sont allongés. Les arcades sourcilières sont arquées et rejoignent l’arrête du nez. La chevelure est traitée en petite pointes. Bouddha abaisse son regard sur ses fidèles venus lui adresser leurs prières. Les iris sont sombres et visibles que d’en bas. Un ramsi piriforme est stylisé sur le haut de son crâne. Le Bouddha en entier devait être imposant. Très belle patine dorée.
Bouddha en bronze en position de la méditation. Grande finesse. Cambodge. Post Angkor. 18ème.
Grand et superbe Bouddha Siam. Position de la prise à témoin de la Terre. Bronze. 16ème, 17ème.
Bouddha en bronze Siam. Ecole de Bangkok. Il représente le Bouddha historique lors de sa dernière maladie sur le point d'entrer dans le Parinirvana. Il est allongé sur le flanc droit, sa tête est soutenue par sa main appuyée sur un coussin. Le socle est très ouvragé.
Petit Bouddha en bronze en position de prise à témoin de la Terre sur un socle très ouvragé en pyramide. Restes de dorures et de polychromie. Siam. Ecole de Bangkok. 17ème, 18ème.
Bouddha en marche (Walking Bouddha), Ratanakosin, Ecole de Bangkok. Varada mudra, position de la charité, du don reçu ou octroyé. Le Bouddha est debout, les bras pendant le long du corps et les mains ouvertes. 18ème. Très élégant.
Petit Bouddha argenté. En position de prise à témoin de la Terre. Birmanie. 18ème.
Tête de Bouddha Qi du Nord. Les traits du visage sont très fins et expriment une grande douceur.
Bouddha Qi du Nord en pierre. Position de la méditation sur une fleur de lotus.
Bouddha Tibet 18ème siècle en bronze doré. Bouddha est figuré assis en tailleur avec sa main droite effectuant la mudrâ de la prise à témoin de la terre bhumiparsa mudrâ. Sa main droite pointe vers le sol, tandis que la gauche repose sur ses jambes repliées en virasana, paume dirigée vers le ciel. Les plantes des pieds sont tournées vers le haut. Ce geste illustre l’Eveil de Bouddha et tient une place majeure dans l’imagerie bouddhiste. Il est le symbole de la victoire de l’Eveillé sur le démon de la mort Mâra. Le Prince des Désirs tenta d’interrompre la méditation de Bouddha en lui offrant des distractions terrestres. Mara nia la réalité de l'éveil, en arguant l'absence de témoin. En réponse, Bouddha toucha la terre faisant appel à la nature pour témoigner de sa résolution. Le visage surmonté d'une coiffure en boucle et de l'ushnisha (protubérance crânienne symbole de sagesse) est d'une grande douceur. Très belles boucles d'oreilles. Sa robe monastique découvre une épaule.
Deux têtes de divinités Khmer grès. Toutes deux affichent une expression hiératique. Les lèvres sont bien dessinées. Les yeux et les sourcils sont soulignés par des incisions. Les lèvres sont charnues, souriantes. Leurs nez sont épatés. Les arcades sourcilières sont bombées. Une expression de bienveillance, de douceur se dégage de ces têtes en même temps qu'un hiératisme froid. La tiare ouvragée des la première est ornée de joyaux et s'organise en frises géométriques étagées. Les oreilles sont percées pour soutenir de lourds bijoux.
Rare Bouddha vernissé Ming assis sur une fleur de lotus. Très belles couleurs. Ce Bouddha n'était pas une pièce funéraire.
Bouddha Birmanie 17-18ème en papier et divers éléments végétaux doré faisant le geste de la prise à témoin de la terre.
Très grand buste 16ème 17ème Ayutthaya en grès, Thaïlande. Il est habillé d'une robe monastique qui découvre une épaule. Un large pan de tissus en forme de queue de poisson tombe au niveau de son nombril.
Superbe Bodhisattva assis sur un lotus. Il est en posture dite de la sagesse complète. Les mains sont en Vairocana Mudra, geste qui exprime l'unité première. Le lotus est le symbole de la naissance divine et de la pureté totale de l’être divin qu’il supporte. Sa tête est auréolée, sa coiffure est traitée en haut chignon compliqué. Son visage est serein, concentré. l'Ûrnâ orne son front. Epoque Momoyama, fin 16ème, début 17ème, Japon. Bois laqué et doré. Hauteur, 85 cm.
Stèle Wei en forme de flamme. Un Boddhisattvas se tient debout, auréolé. Il est richement paré (bracelets, colliers, diadème, plusieurs couches de vêtements, chignon). L’influence de l’Inde des Gupta est perceptible là. Le plissé de la superposition de robes est particulièrement soigné. A sa gauche et à sa droite, sont figurés deux moines sur des fleurs de lotus. Leurs silhouettes sont dépouillées pleines d’humilité. Leurs mains sont cachées dans les plis de leurs robes monastiques, leurs crânes tondus. Ils contrastent avec l’allure du personnage au centre dont la parrure est riche, typique des Wei et Qi. Le style est un peu raide, influencé par l’Asie centrale. La triade est adossée à un fond de stèle gravé en méplat. Les flammes sont si bien représentées qu’elles semblent réelles, dansantes. La stèle se terminant en pointe légèrement dissymétrique renforce ce sentiment. Deux lions de profil sont gravés au pied de la stèle ainsi que des motifs végétaux (lotus). Restes de dorures (visages, cous, mains) et de polychromie. Manques (doigts).
Boddhisattva Wei avec restes de dorures. Le Bodhisattva est un des disciples du Bouddha sur la voie de l’éveil, pour indiquer aux hommes le bon chemin. Celui-ci porte des ornements fastueux, où alternent les éléments venus d’Inde et une inspiration parfois chinoise. Un long collier, entrelacs sculpté de chaînes de perles, de pendentifs, s’articule autour d’un disque placé au niveau du ventre. Le vêtement est traité avec beaucoup de détails, une grande sophistication. Plusieurs épaisseurs de tissus très fins se superposent. La finesse des traits du visage est exceptionnelle, les yeux sont bridés, presque dormants. Une main tient rituellement la robe, l’autre serre entre ses doigts un bouton de lotus. L'annonciation de la naissance du Bouddha aurait été faite par un Bodhisattva tenant en main une fleur de lotus. L’immobilité du Boddhisattva dégage une grande paix. Le léger déhanché presque imperceptible évoque une certaine sensualité.
Auguste de Jade. Déité taoïste, maître du Palais Céleste, divinité tutélaire de la famille royale. Ming. Bronze.
Bouddha assis, Thaïlande, XVIème siècle. Ce Bouddha en bronze Lana Chien Sen (Lan Na Chiang Saen en référence à la ville du Nord située sur les bords du Mékong) est représenté assis. Il porte une simple robe monastique, sanghati, drapée sur son épaule gauche et qui laisse son épaule droite dénudée. Le costume monastique épouse étroitement le corps. Un long pan d’étoffe se termine en queue de poisson à hauteur du nombril. Son visage et son corps présentent les caractéristiques traditionnelles bouddhiques. Elles sont des marques particulières (les 32 signes) que possède, d’après les textes sacrés, ce « Grand Homme ». Ici, on peut noter, la chevelure bouclée, la protubérance crânienne, le corps à la rotondité d’un banian, les aisselles remplies, les bras allongés, les genoux ronds comme des coquillages. Ses yeux en amande sont mi-clos, ses lobes d’oreilles sont allongés, ses arcades sourcilières arquées, et enfin sa bouche esquisse un léger sourire. Son expression est emprunte de sérénité, de paix intérieure. Les plis de beauté sont présents à la base du cou. Tout est fait ici pour montrer le caractère de grand homme prédestiné à l’illumination du Bouddha. Sa chevelure est coiffée en petites boucles saillantes, concentriques, surmontée par une ushnisha (protubérance crânienne symbole de sagesse). Elle-même est dominée par une flamme amovible. Des restes de dorures à la feuille d’or sont visibles dans la chevelure. Les doigts sont longs, fins, maniérés. Le port de tête, le maintien du bouddha sont touchants et gracieux. La couleur sombre renforce encore davantage la sacralité qui se dégage de la sculpture. Ce Bouddha est tout en courbes, aucun angle, pas de ligne droite, tout est fluide, le but étant de traduire l’état de calme et de sérénité de l’Eveillé, sa maîtrise absolue du monde et de lui-même. La flamme, ramsi, au sommet de sa coiffure est une référence à la lumière émanant du Bouddha. L’influence du style de Sukhothai un peu plus au Sud est à noter ici. Il relève la volonté de l’artiste à transcrire en ronde-bosse la plupart des marques attestant du caractère exceptionnel du Bouddha. Par exemples, les articulations sont peu marquées, les épaules et le torse sont larges, les doigts fins et fuselés, les talons saillants. Le visage est ovale. Les paupières sont galbées surmontées d’arcades sourcilières en arc de cercle s’infléchissant sur les tempes et prenant naissance au départ du nez. Le menton saillant est souligné par une incision en arc de cercle. La chevelure est traitée en boucles enroulées et la protubérance crânienne est surmontée d’une flamme. Bouddha est figuré assis en tailleur avec sa main droite effectuant la mudrâ de la prise à témoin de la terre bhumiparsa mudrâ. Sa main droite pointe vers le sol, tandis que la gauche repose sur ses jambes repliées en virasana, paume dirigée vers le ciel. Les plantes des pieds sont tournées vers le haut. Ce geste illustre l’Eveil de Bouddha et tient une place majeure dans l’imagerie thaïlandaise. Il est le symbole de la victoire de l’Eveillé sur le démon de la mort Mâra. Le Prince des Désirs tenta d’interrompre la méditation de Bouddha en lui offrant des distractions terrestres. Mara nia la réalité de l'éveil, en arguant l'absence de témoin. En réponse, Bouddha toucha la terre faisant appel à la nature pour témoigner de sa résolution. Ce geste apparaît pour les Thaïlandais comme le plus grand des miracles, le sommet de la vie du Bienheureux. Le geste magique, mystique de la prise à témoin de la terre symbolise la fermeté, la résolution et annonce l'imminence de l'Eveil. Le socle est orné dans sa partie supérieure par des pétales de fleur de lotus et dans sa partie inférieure par une frise ajourée de motifs floraux et végétaux. Ce Bouddha est du XVIème siècle. Le style Lana Chien Sen couvre la période allant du XIIIème au XVIIIème siècle.
" Je suis Bouddha pur et sans souillure, comme le lotus sur lequelle perle l'eau." (Extrait d'un texte sacré.) Superbe Bouddha Wei. Bouddha est vêtu comme un moine d’une robe diaphane au subtil drapé qui épouse les contours de son corps. Il est reconnaissable à la protubérance sur le haut de son crâne l’usnïsa, marque du Grand Homme. Ses lobes sont distendus rappelant son origine princière. La légende raconte que jeune, il portait de lourdes boucles d’oreille. Son visage est rond, ses yeux sont mi-clos, son sourire délicat lui donne un air sage. Sa chevelure est traitée en spirales. Il fait le geste de la prise à témoin de la terre.
Superbe et massive tête Khmer de divinité grès gris. Vishnu à l'expression hiératique. Les lèvres sont bien dessinées. Les moustaches incisées en accolade. Les yeux et les sourcils sont soulignés par des incisions. Les lèvres sont charnues, souriantes. Tout est ciselé avec finesse. Le nez est épaté. Les arcades sourcilières sont bombées. Une expression de bienveillance, de douceur se dégage de cette tête en même temps qu'un hiératisme froid. La tiare ouvragées est ornée de joyaux et s'organise en frises géométriques étagées. Les oreilles sont percées pour soutenir de lourds bijoux.
Très beau moine Ming en pierre. En position du penseur, il tient dans sa main gauche un bol à offrandes. Son visage inspire la douceur, la sagesse. Grès.
Superbe Bodhisattva Qi du Nord en pierre. Restes de polychromie et de dorures. Le Bodhisattva porte de nombreux bijoux inspirés des parrures indiennes signes d'opulence et de de divinité. L'influence plus chinoise se remarque dans le fait que le torse est couvert et n'est pas nu comme en Inde. Un long collier, entrelacs sculpté de chaînes perlées, de pendentifs s’articule autour d’un disque en forme de lotus placé au niveau du bas ventre. Le vêtement est traité avec beaucoup de détails, une grande sophistication. Les plis rebiquent en ailes. Plusieurs épaisseurs de tissus se superposent. Le mouvement est gracieux, le déhanché élégant.
Monumentale tête de Bouddha de la dynastie Song. Son visage est rond, ses yeux sont mi-clos au-dessous d'arcades arquées, son sourire léger aux lèvres pleines, ourlées lui donne un air sage emprunt de plénitude, d’intériorité et de douceur. Sa chevelure est traitée en boucles. Ses lobes sont distendus rappelant son origine princière. Le haut de son crâne est orné de l’usnïsa et son front de l'Ûrnâ , les signes du « Grand homme ». Les lignes sont pures, simples, presque abstraites. Grès. Socle. H 60cm, L 37cm.
Bouddha en fonte de fer début des Qing de style Tang. En position de la méditation. Yeux mi-clos. La coiffure encadrant le visage est surmontée de l'ushnisha. Visage très serein. Calligraphies dans le dos. La tête est surmontée de l'Usnisa (protubérance crânienne) symbolisant la sagesse. H 76cm. On peut noter les traces de jonction des différents moules.
Bouddha, Cambodge, 15ème et 16ème, bois avec traces de laque et de dorure. Cette sculpture représente Bouddha auréolé assis en méditation sur le corps enroulé du roi des serpents. Les écailles sont figurées avec soin. Cette pièce reproduit un épisode précis, très populaire au Cambodge, de la vie de Sakyamuni lors de la sixième semaine qui suivit l’Eveil. Alors que Bouddha était perdu dans sa méditation sous un arbre sur les bords d’un lac, il allait être engloutit par les eaux à cause d’une violente tempête. Le Nâga Mucilinda vint le protéger en déployant ses multiples têtes en éventail (7, leur nombre est toujours impair). Le visage de Bouddha est très apaisé, les yeux sont mi-clos, les lèvres jointes. Il est assis en position du lotus, l'attitude de la méditation. Ses mains reposent l'une sur l'autre, paumes vers le ciel, la main droite sur la main gauche, tandis que ses jambes sont repliées en tailleur. Bouddha ne fait qu'un avec le serpent de rivière ce qui renforce la sacralité de la pièce. Auréole et serpent sont imbriqués. Les jambes en lotus pourraient être confondues avec les enroulements croissants du nâga. Ce serpent mythique est le symbole des eaux. Il est le gardien des richesses souterraines. Il fait aussi référence aux origines de la royauté. Les premiers roi Khmer remonteraient au Roi serpent selon les légendes. Si le visage de Bouddha est impassible, les quatorze yeux du serpent semblent observer, fixer, s’adresser au spectateur en souriant. Le serpent devient les yeux du Bouddha et ce dernier semble s'exprimer à travers lui. Aucune agressivité, juste des sourires sereins. Cette représentation du bouddha protégé par le nâga est caractéristique de l'iconographie bouddhique au Cambodge. Elle apparaît dans la statuaire khmère dès la fin du Xe siècle. L’influence Thaïlandaise est visible dans le visage allongé du Bouddha, l’ushnisha sur le haut du crâne et la robe monastique qui découvre une épaule. Un long pan étroit retombe sur le ventre du Bouddha au niveau du nombril. Manques.
Sublime Bodhisattva sino-tibétain assis en position de délassement royal sur un socle en forme de pétales de lotus. Le fait que le lotus soit double donne l'impression qu'il est posé sur l'eau et qu'il s'y reflète. Le Bodhisattva est richement recouvert de bijoux (diadème, colliers, boucles d'oreille, bracelets aux poignets et aux chevilles), signes d'opulence. Restes de dorures sur la peau nue. L'expression de son visage, avec ses petites lèvres légèrement ourlées, ses yeux mi-clos, ses sourcils arqués, lui donne des expressions de détachement et de paix incroyables.
Bouddha debout. Qi du Nord, province du Shandong. Cette pièce est très élégante, harmonieuse. Le drapé est presque diaphane, subtil tant le travail de sculpture est délicat. Il épouse les contours du corps de Bouddha lui donnant beaucoup de grâce, également une certaine sensualité. Les plis sont réguliers. La robe monastique souligne un discret déhanchement. Un certain sens du dépouillement renforce la sagesse qui se dégage de cette pièce. Les yeux sont mi-clos, ciselés avec finesse, les lèvres ourlées, les lobes percés et allongés. Le visage rond presque sphérique est emprunt de douceur et en même temps de détachement, d’intériorité. Bouddha esquisse un sourire délicat. Les mains sont absentes. Il est facile de deviner qu’elles exécutaient très certainement le geste qui rassure. On peut noter des traces de restaurations au niveau du cou. Le relief fluide est caractéristique des pièces Qi du Nord. On retrouve ici très nettement l’influence de l’Inde des Gupta. La statuaire Wei et Qi du Nord marque l’apogée de l’art Bouddhique en Chine.
La pièce ici est une magnifique et raffinée stèle en grès en forme de flamme représentant une triade, fin des Wei du Nord (386-534), début des Wei de l’Est (534-550). Bouddha au centre est vêtu comme un moine et est reconnaissable à la protubérance sur le haut de son crâne l’usnïsa, la marque du Grand Homme. Ses lobes sont distendus rappelant son origine princière. La légende raconte que jeune, il portait de lourdes boucles d’oreille. Son visage est recouvert de traces de feuille d’or, déposées certainement par les fidèles. Il est rond, ses yeux sont mi-clos, son sourire léger lui donne un air sage emprunt de plénitude, de gravité et surtout d'une grande spiritualité. Sa chevelure est traitée en boucles fines. De ses mains, il effectue le geste abhaya mudra qui rassure, apaise les craintes. On raconte que Bouddha aurait levé sa main droite, paume en avant, face à un éléphant furieux appelé Nalageri lâché par son cousin jaloux dans les rues de Rajagrha. L'animal se serait immédiatement incliné. A la gauche et à la droite de Bouddha, sont figurés deux Boddhisattvas, tout comme lui, ils sont auréolés de pétales de lotus en relief et de cercles concentriques gravés. Les lotus sont à double corolle. Le nombre des pétales représente traditionnellement le niveau de progression de l’âme vers l’illumination. Les Boddhisattvas, contrairement à Bouddha, sont richement habillés (bijoux, plusieurs couches de vêtements). L’influence de l’Inde des Gupta est perceptible là. Les robes s'achèvent par des pointes qui rebiquent en aile, selon la mode Wei. Leurs chevelures sont traitées en chignon. Bouddha ayant atteint l’Eveil est assisté par ces deux personnages promis à l’Eveil mais qui ont renoncé au Nirvana pour aider les fidèles. Le style est un peu raide, influencé par l’Asie centrale mais en même temps les corps commencent à s’arrondir doucement. Comme dans la tradition indienne, la triade est adossée à un fond de stèle décoré de motifs floraux, de flammes, de musiciens (flutiste, joueur de cithare, de harpe, tambourin etc.), de danseurs célestes (Apsaras) et d’animaux fabuleux. Au sommet de la stèle, Bouddha trône auréolé au Nirvana. Deux dragons écailleux, éléments bénéfiques chinois, toutes griffes dehors sont sculptés dans le bas de la stèle. Associés à l’eau et à la pluie, ils symbolisent la fertilité. Leurs mâchoires sont hérissées de crocs, mais, ils ne semblent pas pour autant agressifs ou animés de mauvaises attentions. On pourrait presque les imaginer sourire. Chaque personnage est debout sur un lotus, symbole de pureté. Les tiges semblent jaillir de la gueule des dragons. Les flammes dirigées vers le ciel associées aux voiles ascendants des Apsaras confèrent une grande légèreté élégante à cette pièce. Elle contraste avec le mouvement énergique et descendant des dragons aux silhouettes ondulantes soulignées par des gravures. Le tout est mis en mouvement par les auréoles. Le jaillissement des tiges de lotus ne fait qu’encore plus relancer cette dynamique. Bouddha est ici le lien entre le ciel et la terre en faisant circuler l’énergie en un cycle vital infini. Voir figure ci-contre. Par des symboles, les quatre éléments apparaissent sur cette stèle. L'Eau : dragons et lotus. Feu : Flammes. Air : Apsaras. Terre : le socle, sorte d'encrage, où prend naissance la vie. Cette stèle posée sur son socle en lotus semble ainsi presque flotter. Le socle est gravé d'idéogrammes. Traces de polychromie. Pour conclure, cette pièce est digne des Bouddhas du Shandong de la ville de Qingzhou. Les traces de restaurations sont visibles.
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